La Cour de cassation a confirmé, dans un arrêt du 10 juillet 2024, qu’une banque ayant financé une installation photovoltaïque sans vérifier la régularité du contrat peut être privée de sa créance de restitution, si l’emprunteur subit un préjudice du fait de l’insolvabilité du vendeur.
Crédit affecté et installation photovoltaïque : la banque condamnée à rembourser
Un arrêt de principe pour les litiges liés aux installations énergétiques
Les faits : une consommatrice avait souscrit un crédit auprès de Cofidis pour financer la pose de panneaux solaires vendus par une société ensuite placée en liquidation. Le contrat de vente a été annulé pour irrégularité, un cas typique d’arnaque photovoltaïque engageant la responsabilité de la banque
Le litige portait alors sur le remboursement du crédit : la banque réclamait le capital prêté, mais la Cour d’appel a estimé que la faute de la banque (absence de vérification du contrat) justifiait sa condamnation à restituer les sommes versées à l’emprunteuse. Ce litige panneaux photovoltaïques illustre les recours possibles pour les consommateurs victimes de pratiques abusives dans le secteur des énergies renouvelables.
La Cour de cassation confirme : la faute du prêteur peut justifier l’indemnisation
Ce qu’il faut retenir :
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La faute du prêteur (ne pas vérifier la régularité formelle du contrat principal) engage sa responsabilité civile.
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Le préjudice de l’emprunteur (impossibilité d’obtenir remboursement auprès du vendeur en liquidation) est en lien de causalité directe avec cette faute.
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La banque peut donc être condamnée à restituer le capital sans contrepartie.
Quel impact pour les consommateurs et les professionnels du secteur ?
Cette décision vient sécuriser davantage les emprunteurs dans le cadre de crédits affectés à des travaux de rénovation ou d’équipements énergétiques, particulièrement dans un contexte de démarchage à domicile.
Elle rappelle également aux établissements de crédit leur devoir de vigilance, notamment lorsque le bon de commande est conclu hors établissement et doit répondre à des exigences précises de forme.
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Dans de nombreux dossiers liés à la pose de panneaux solaires, de pompes à chaleur ou autres équipements liés à la rénovation énergétique, le montage juridique repose sur un contrat de vente couplé à un crédit affecté.
Cette décision rappelle que :
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L’emprunteur n’est pas systématiquement redevable du capital si une faute de la banque est prouvée.
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La jurisprudence actuelle privilégie une approche équilibrée, tenant compte des situations de liquidation fréquentes dans ce secteur.
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Les professionnels de la construction doivent veiller à la régularité de leurs documents contractuels pour sécuriser les financements de leurs clients.
N’hésitez pas à contacter le cabinet CHEMLA AVOCAT dans vos contentieux en droit de la construction :
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Cliquez-iciRetrouvez l’arrêt du 10 Juillet 2024 N°22-24.754
Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 10 juillet 2024, 22-24.754, Publié au bulletin :
